Frigos piratés : après les supermarchés, l'Établissement français du sang visé
Dans la nuit du 1er au 2 novembre 2026, des pirates ont tenté de programmer les chambres froides d'un prestataire de l’Établissement français du sang (EFS), pour faire passer leur température de -30 °C à 110°C a révélé le 3 novembre le Canard enchaîné. Repérée à temps par un technicien, l’attaque n'a eu aucun "impact sanitaire" a assuré le ministère de la Santé, qui reconnaît que du plasma congelé y était stocké.
La même nuit, les régulateurs de froid de supermarchés dans une dizaine de pays européens (Belgique, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Suède …) ont subi des attaques similaires. Cette nouvelle vague intervient trois semaines après une première attaque qui avait contraint plusieurs centaines de supermarchés français à jeter leurs produits frais. Aucun lien n'est établi à ce stade entre ces affaires, non revendiquées. Les attaquants ont exploité des failles sur les systèmes de supervision, amenant le Cert-Fr à lancer une alerte sur plusieurs marques de réfrigérateurs (Danfoss, Dixell et Copeland).
Le parquet de Paris s'est saisi de l'affaire et, à Bruxelles, le commissaire Christophe Hansen a dénoncé "une tentative délibérée de perturber notre chaîne d'approvisionnement alimentaire". Ce type d'attaque, visant des interfaces d'administration d'objets connectés par internet, se banalise. Dernier exemple en date : des écrans publicitaires LED ont été piratés fin octobre via la compromission du logiciel de diffusion de contenu en Égypte, en Malaisie et au Brésil pour passer des vidéos pornographiques.