Télécoms : le marché français pourrait revenir à trois grands opérateurs

Orange, Bouygues Telecom et Free (groupe Iliad) ont annoncé le 17 avril 2026 entrer en négociations exclusives avec Altice France pour l'acquisition de SFR, pour un montant de 20,35 milliards d'euros. Cette offre fait suite à une première offre à 17 milliards d'euros, rejetée en octobre 2025. L'accord ouvre désormais une période d'exclusivité courant jusqu'au 15 mai 2026. Si l'opération aboutissait, la France reviendrait à trois opérateurs mobiles, soit la configuration qui prévalait avant 2012 et l'arrivée de Free Mobile.

Le projet prévoit un démantèlement des actifs de SFR – qui compte 25 millions de clients -  répartis entre les trois acquéreurs selon la clé suivante : 
- 42% pour Bouygues Telecom, 
- 31% pour Free; 
- et 27% pour Orange. 
Bouygues récupèrerait notamment l'intégralité des services aux entreprises ainsi que le réseau mobile en zones peu denses. Sont en revanche exclus de la vente XPFibre, l'opérateur d'infrastructure fibre qui déploie et exploite des réseaux fibre en zone publique ou privée (Amii, Amel), les datacenters et les activités d'Altice dans les départements d'outre-mer.

Les quatre opérateurs ont pris soin de préciser dans leur communiqué commun "qu'il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée". Les instances représentatives du personnel de SFR (8.000 personnes concernées) devront être consultées, et l'Autorité de la concurrence ainsi que l'Arcep examineront les incidences de ce retour à trois opérateurs. Un veto de la Commission européenne est aussi possible. Bercy a salué "une étape importante pour une opération structurante", sans autre commentaire.

 

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