Transformation des quartiers pavillonnaires : les 12 lauréats du programme "Bien Lotis!" dévoilés

Le ministère de la Ville et du Logement a dévoilé les communes lauréates d'un programme expérimental qui vise la rénovation des quartiers pavillonnaires, toujours prisés mais "confrontés à de nombreux défis". Un programme qui s'inscrit dans le cadre d'une stratégie plus large de transformation du pavillonnaire lancée au printemps par la direction de l'habitat.

Le ministère de la Ville et du Logement a dévoilé, ce 17 septembre, les 13 communes lauréates du programme expérimental "Bien Lotis", qui vise la transformation des quartiers pavillonnaires "selon une approche globale". 

Ont été retenus, parmi les 32 candidatures déposées, les projets portés par :

  • quatre "communes rurales" : Cambes (33) ; Corsept, avec la communauté de communes Sud-Estuaire (44) ; Souligné-sous-Ballon (72) et Crest, avec la communauté de communes Mond'Arverne (63) ;

  • six "communes périrubaines" : Saint-Drézéry, avec Montpellier Méditerranée métropole (34) ; Roche-la-Molière et Chambon-Feugerolles (42) ; La Chevrolière (44) ; Saint-Sulpice-la-Pointe (81) et Pomponne (77) ;

  • et trois "communes métropolitaines" : Meylan (38) ; Saint-Étienne-du-Rouvray (76) et Clichy-sous-Bois, avec l'EPT Grand Paris Grand Est (93).

Toutes bénéficieront de l'accompagnement des 21 partenaires de l'opération – parmi lesquels l'Ademe, l'Anah, l'ANCT, l'AMF, le Cerema, la Fnau ou encore l'OFB – pour mener leur projet à bien. Les solutions qui seront mises en œuvre – lesquelles devront accorder "une attention particulière à la participation et à la co-construction avec les habitants" – ont vocation à être par la suite reproduites dans d'autres territoires. 

Une feuille de route pour transformer le pavillonnaire

Si les quartiers pavillonnaires "constituent un cadre de vie recherché", ils sont "aujourd'hui confrontés à de nombreux défis", estime en effet la direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages (DHUP) du ministère, à l'origine de l'opération. La DHUP mentionne ainsi "le vieillissement du bâti et de la population, la précarité énergétique, l'adaptation des logements et des espaces publics, la faible présence de services et de commerces, la dépendance à la voiture, mais aussi l'adaptation au changement climatique et la préservation de la biodiversité". 

Le programme s'inscrit d'ailleurs dans le cadre d'une feuille de route, fixée au printemps dernier par l'administration, qui érige "la transformation du pavillonnaire" en enjeu prioritaire. Parmi les 13 actions que compte cette stratégie, on note la réalisation par l'Anah d'un "état des lieux des tissus pavillonnaires fragilisés" afin "que les collectivités puissent objectiver des besoins, et participer à une prise de conscience collective des potentiels dans l’existant", ou encore la constitution par le Plan urbanisme construction architecture (Puca) d'un centre de ressources afin de diffuser les "exemples inspirants" auprès des collectivités et professionnels de l'aménagement. La DHUP y plaide également pour alléger les contraintes de création de places de stationnement pour faciliter la densification, et entend en particulier valoriser auprès des collectivités les dispositions prévues en la matière par la récente loi Huwart

 

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