Un été 2026 record pour les hôtels, campings et résidences de tourisme

Le bilan de la saison touristique estivale de l'Insee fait état d'une fréquentation record pour les hébergements collectifs en France. Les épisodes de canicule et d'incendies ont néanmoins pénalisé certains territoires, du Sud Atlantique aux grandes villes.

Une saison record pour les hébergements collectifs, c'est ainsi que l'Insee qualifie le bilan touristique de l'été 2026 en France. Sur la période couvrant les mois de mai à août, la fréquentation des hôtels, campings et autres résidences de tourisme s'établit à 260,5 millions de nuitées, "son plus haut niveau depuis quinze ans", en hausse de 2,8 millions de nuitées par rapport à 2025 (+1,1%).

Avec 126,5 millions de nuitées (+1,1% sur un an), les campings restent le mode d'hébergement le plus prisé des estivants, devant les hôtels et leurs 92 millions de nuitées (+1,7%). En revanche, les autres hébergements collectifs de tourisme (résidences de tourisme, villages de vacances et maisons familiales, auberges de jeunesse, centres sportifs, etc.) marquent le pas : avec 42 millions de nuitées à l'été 2026, ils sont en recul de 0,4%.

L'Insee pointe l'importance de la clientèle française dans cette performance, puisque sa présence "explique la totalité des 2,8 millions de nuitées supplémentaires". La clientèle résidente représente ainsi plus de deux nuitées estivales sur trois dans les hébergements collectifs de l'été 2026. Quant à la clientèle étrangère, si elle ne contribue pas à la hausse de la fréquentation touristique, elle reste néanmoins "une composante essentielle depuis trois ans, particulièrement dans les hôtels où elle représente 40% des nuitées sur la saison 2026".

Une progression portée par le grand nord-est

Parmi les différents territoires d'accueil des touristes en hébergements collectifs, le littoral représente 106,3 millions de nuitées à l'été 2026 (41% du total), en progression de +1,4% par rapport à 2025. Cette progression, explique l'Insee, "est portée par les façades Manche Est-Mer du Nord (+5,6%) et Nord Atlantique-Manche Ouest (+5%) qui gagnent 1,8 million de nuitées. Sur la Méditerranée, la fréquentation frémit à peine (+0,3%), et elle recule plus nettement sur le Sud Atlantique (-2,3%), en particulier dans les campings (-2,8%). Pour ce dernier littoral, si les incendies des mois de juillet en Gironde ont pu peser, l'Insee note que "la baisse de fréquentation était déjà sensible dès le mois de juin" dans ce département. L'explication est peut-être à chercher dans les très fortes chaleurs qu'a connues la Gironde dès la mi-juin, quand le littoral des Pyrénées-Atlantiques, dont le bilan demeure "globalement bien orienté", bénéficiait d'entrées maritimes rafraîchissantes.

Montagne et ruralité en hausse, grandes villes en berne

De leur côté, les massifs de montagne ont enregistré 45 millions de nuitées à l'été 2026, soit une hausse de +1,3% sur un an, portée par les "autres hébergements collectifs de tourisme" qui affichent +2,4%. 

Hors littoral et montagne, la progression des hébergements collectifs est faible : seulement +0,6%. Ici, l'explication est à chercher dans la baisse de fréquentation des grandes villes (-0,7% pour la clientèle française et -7,7% pour la clientèle étrangère), "probablement" en raison des différents épisodes caniculaires, pointe l'Insee. Tandis que la fréquentation estivale en milieu rural a connu une forte hausse : 3,7 millions de nuitées supplémentaires sur un an (+3,2 %), là encore grâce à l'augmentation de la fréquentation des campings.

 

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