Violences physiques et sexuelles : toujours de fortes disparités départementales
Une nouvelle étude du service statistique chargé de la sécurité intérieure (SSMSI) confirme la hausse de 5% des victimes enregistrées de violences physiques (et même +10% pour celles visant les mineurs) et de 8% des victimes enregistrées de violences sexuelles en France en 2025 (lire notre article).
L'étude confirme par ailleurs une forte disparité départementale (données tenant compte du lieu de commission) pour les victimes de violences physiques, et singulièrement pour celles commises en dehors du cadre familial. Rapportées au nombre d'habitants, les victimes – des hommes dans 68% des cas – sont les plus nombreuses dans une partie de l'outre-mer et de l'Île-de-France : à Mayotte (8,3 victimes enregistrées pour 1.000 habitants), en Guyane (7,2‰), en Guadeloupe (6,8‰), à Paris (5,3‰), en Martinique (5,2‰) et en Seine-Saint-Denis (4,7‰) – alors que la moyenne nationale s'établit à 3,2‰. Dans une moindre mesure, sont également davantage concernés le quart Nord-Est de la France, le Rhône et le pourtour méditerranéen.
S'agissant des victimes enregistrées de violences physiques intrafamiliales – des femmes dans 73% des cas –, sont les plus touchés les départements du Pas-de-Calais (6,2‰), de la Guyane et de La Réunion (6,1‰), de la Martinique et de la Guadeloupe (5,9‰), de la Seine-Saint-Denis (5,1‰), du Nord et de la Somme (4,9‰) – alors que la moyenne nationale s'établit à 3,8‰.
Le SSMSI pointe en revanche une faible disparité départementale pour les victimes enregistrées de violences sexuelles (1,9‰ habitants en France), dont 85% sont des femmes. La Haute-Corse est le département le moins affecté (1,2‰) et Paris le plus touché (3‰).