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Dissensions gouvernementales autour du lancement de la 5G

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, et son homologue de la Transition écologique, Élisabeth Borne, ont écrit au Premier ministre pour lui demander "d'attendre" l'évaluation sanitaire de la 5G de l'Anses, programmée pour la fin de l'année, avant de finaliser l'attribution des fréquences et de lancer les déploiements de la téléphonie de cinquième génération. Une demande qui fait écho à la celle exprimée en début de mois par le PDG de Bouygues Telecom. La remise en question du déploiement de la 5G fait également partie des 149 recommandations de la convention citoyenne sur le climat remise au gouvernement le 21 juin (lire notre article du 22 juin). Celle-ci demande "d'instaurer un moratoire sur la mise en place de la 5G en attendant les résultats de l’évaluation de la 5G sur la santé et le climat". Le président de l'Arcep Sébastien Soriano, qui s'exprimait le 25 juin à l'occasion de la sortie de son rapport annuel, a de son côté affirmé qu'il n'y avait "aucune rationalité à repousser la 5G" en rejetant notamment l'argument environnemental. Bien au contraire, la 5G pourrait selon lui contribuer à "réduire l'impact de la téléphonie mobile" grâce aux antennes dites "actives", technologie qui permettra aux antennes de ne fonctionner que quand elles sont sollicitées par un terminal et réduira leur consommation électrique. En outre, il a rappelé que, dans un premier temps, le réseau 5G ne comportera que "quelques centaines d'antennes", ce qui relativiserait les risques liés à l'exposition aux ondes. On rappellera que l'autorité a programmé les enchères 5G pour septembre prochain, conformément à ce que lui a demandé la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher.

 

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