Enjeux climatiques et souveraineté au cœur du contrat signé par l'État avec l'IGN
La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a signé cet été le contrat d'objectifs et de performance (COP) 2025-2029 de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN). La ministre a réaffirmé le rôle stratégique de l'opérateur dans l'appui aux politiques d’adaptation et d’atténuation du changement climatique.
Parmi les points marquants, la réaffirmation du "réflexe IGN" instauré par la circulaire n°6503/SG du 5 septembre 2025, qui invite les administrations à solliciter l'Institut pour leurs besoins de données géographiques, diffusées en open data. En d'autres termes, il s'agit de limiter les initiatives ministérielles visant à constituer leurs propres bases de données géographiques.
Le contrat inscrit ensuite dans la durée l'initiative autour du jumeau numérique national (Junn, notre article du 14 avril 2026). Mené par l'IGN en partenariat avec le Cerema et l'Inria, le projet vise à faire émerger des briques réutilisables pour aider à la représentation et à la simulation des évolutions territoriales, notamment face aux changements climatiques. C'est aussi le fer de lance d'une stratégie de souveraineté industrielle, qui doit aider à fédérer et structurer la filière des jumeaux numériques.
Par ailleurs, l'Institut poursuivra le déploiement de la plateforme cartes.gouv.fr, le soutien aux projets de la Fabrique de la donnée territoriale et l'animation de l'observatoire des forêts. Il s'engage aussi sur des portails thématiques, tels que le géoportail de l'urbanisme, celui sur les énergies renouvelables ainsi que des cartographies telles que celle des obligations légales de débroussaillement.