État de catastrophe naturelle : les départements appellent le Premier ministre à accélérer le processus de reconnaissance

En soulignant à nouveau le contexte d'"asphyxie financière des départements", Départements de France (DF) a demandé ce 5 mars au Premier ministre la "reconnaissance rapide de l’état de catastrophe naturelle pour les dégâts causés par la tempête Nils, qui a entraîné des crues hors norme avec les inondations associées".

L'association d'élus réclame aussi dans son communiqué une aide financière pour la reconstruction des routes endommagées. "Les services routiers des départements concernés font face à une dégradation conséquente des ouvrages d’art et des infrastructures routières, fortement impactés par les courants et les embâcles ayant notamment percuté de nombreux ponts, argue-t-elle. Leur remise en état nécessitera des investissements lourds, qui ne peuvent être différés et que les départements, dans leur situation financière actuelle, ne sont plus en mesure d’assumer seuls". "Face à la répétition et à l’intensification des événements climatiques", les départements appellent à "une réponse structurelle et durable, à la hauteur des enjeux de sécurité des populations et de continuité du service public".

Cité dans le communiqué, Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental de la Gironde, sollicite au nom de sa collectivité "la mise en place d’un fonds d’urgence pour aider à la réfection de[s] ouvrages". "Si nous considérons ces phénomènes uniquement comme des 'crises', nous ne ferons rien pour nous préparer ou nous adapter, estime-t-il. Ces événements ne sont plus exceptionnels, ils s’inscrivent dans un dérèglement global."

François Sauvadet, président de DF, dit se joindre à son collègue pour en "appeler à la solidarité nationale pour l’ensemble des départements du Sud-Ouest et de l’Ouest" fortement impactés par la tempête. Selon lui, "les départements ne peuvent plus supporter seuls l’entretien de 380.000 kilomètres de routes départementales et de 100.000 ponts". "Nous arrivons aux limites d’un système qui prélève chaque année 40 milliards d’euros aux usagers de la route sans en remettre plus de 10% pour l’entretien des 10.000 km du réseau national restant et rien pour les routes départementales", alerte-t-il une nouvelle fois.

 

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