Face à la multiplication des incendies, les employeurs publics invités à montrer l'exemple en libérant leurs sapeurs-pompiers volontaires
Alors que les incendies se multiplient en France, le syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France (SSPVF) demande, dans un communiqué publié ce 5 juillet, "à tous les employeurs de France […] de libérer chaque fois que cela est possible les salariés et agents sapeurs-pompiers volontaires susceptibles d'être mobilisés en renfort dans les départements touchés". Dans le détail, le SSPVF demande la facilitation des autorisations d'absence, la prise en charge des rémunérations par l'État et les collectivités (ou le maintien de salaire par les entreprises) ou encore l'adaptation des plannings. Un appel également lancé par la préfète de l'Hérault, qui demande, ce 6 juillet, "aux maires, collectivités, chambres consulaires et employeurs publics comme privés de libérer les sapeurs-pompiers volontaires pour renforcer les effectifs engagés" alors que "quatre secteurs sont classés en rouge" dans son département.
"Cet effort national ne doit pas reposer uniquement sur les entreprises privées. Les administrations publiques, les collectivités territoriales, les établissements publics, les hôpitaux, les services de l'État et l'ensemble des employeurs publics doivent montrer l'exemple", insiste par ailleurs le SSPVF. Non sans raison puisque, alors ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin avait déploré lors du congrès des sapeurs-pompiers de 2023 que "les propres agents du ministère de l’Intérieur" n'avaient pas été libérés en Gironde lors des incendies "hors normes" de 2022. Il ajoutait à la liste des mauvais élèves "les armées, l'Éducation nationale, les entreprises publiques… et même des Sdis".
Signe de la gravité de la situation, la France a activé, ce 5 juillet, le mécanisme de protection civile européen. Quatre avions du dispositif Rescue venant de Suède et de Chypre devaient renforcer les effectifs ce 6 juillet.