La contestation du calendrier d'extinction des réseaux 2G-3G prend de l'ampleur
Jusqu'alors, on avait surtout entendu les représentants de la téléassistance et la filière électronique. Désormais, il y a aussi les filières automobile, santé, immobilier et sécurité. Selon une information relayée par Le Monde, pas moins de treize fédérations professionnelles ont adressé une note commune à l'Arcep le 8 janvier 2026 pour demander un report du calendrier d'extinction des réseaux 2G et 3G.
Pour mémoire, Orange prévoit de démarrer l'extinction de la 2G après les municipales – au lieu de décembre 2025, comme Orange l'a décidé en juillet à la suite de la pression des élus - avant d'être rejoint par SFR et Bouygues Telecom en fin d'année 2026. L'extinction de la 3G interviendra entre fin 2028 et fin 2029 selon les opérateurs. Or, fin septembre 2025, l'Arcep faisait état de 5,6 millions de terminaux encore dépendants des réseaux 2G/3G, avec un recul de seulement 5% en quatre mois.
Les fédérations dénoncent des délais "trop courts" imposés "sans concertation" pour migrer les équipements utilisant la 2G ou 3G : téléalarmes d'ascenseurs, dispositifs médicaux, boutons d'appel d'urgence automobile, bracelets de téléassistance, systèmes eau/énergie. Elles demandent un report d'au moins 2 ans. Pour le moment, Arcep et gouvernement se bornent à insister sur le fait qu'ils n'ont pas la main sur le calendrier des opérateurs et qu'un report demanderait de les indemniser.
Prochaine étape : en février, le rendu des conclusions de la mission flash du sénateur Sébastien Fagnen, chargée d’évaluer les conséquences de l’arrêt des réseaux 2G et 3G.