Mouvement lycéen et étudiant : France Universités salue les annonces du gouvernement mais réclame toujours des états généraux de la jeunesse

France Universités juge "un premier pas" les annonces faites le 26 octobre 2026 par les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, en réponse au mouvement des lycéens et des étudiants (voir notre article du 27 octobre). Dans un communiqué publié le 28 octobre, l'association des présidents d'université appelle toutefois à poursuivre la concertation pour apporter "une réponse à la hauteur des enjeux".

Elle se félicite de la création de 10.000 places en BTS dans les lycées et de 4.000 places en LP-BUT dans les universités, financées "à un niveau correct". Elle demande cependant des explications sur l'écart entre les emplois créés : 204 dans les universités, contre 1.200 dans les lycées. Elle regrette surtout que le sous-financement chronique des universités, pointé par les Assises du financement des universités, reste sans réponse. La plupart des établissements ne peuvent pas, pour des raisons d'équilibre financier, recruter des enseignants-chercheurs.

Sur l'immobilier, les 200 millions d'euros annoncés pour 2027 rejoignent le manifeste publié le 20 octobre par 80 présidents et directeurs d'établissements (voir notre article du 21 octobre). Ils permettront de traiter les urgences, notamment les bâtiments à fermer pour des raisons de sécurité, et d'engager l'adaptation des locaux. France Universités juge néanmoins nécessaire de poursuivre cet effort dans la durée.

Elle relève aussi la revalorisation des bourses étudiantes et leur indexation sur l'inflation, tout en mettant en garde contre les effets de bord des barèmes sur l'éligibilité et le niveau des aides. Elle attend par ailleurs des "annonces fermes" sur le financement de la réforme de l'accès aux études de santé, qui pèse sur l'ensemble du premier cycle de plusieurs établissements.

Concernant Parcoursup, elle rappelle que la plateforme n'est que "le révélateur des incohérences" de la politique menée depuis des années. L'outil peut évoluer, mais il ne doit pas devenir "l'objet sacrificiel" masquant les causes profondes du malaise. Elle souligne enfin que les équipes pédagogiques, dont l'effort est passé sous silence, devront en fournir un supplémentaire.

France Universités réitère sa demande d'états généraux de la jeunesse, afin que les candidats à la présidentielle de 2027 se positionnent clairement sur un sujet qui dépasse l'éducation et touche aussi le travail, la santé, le social et la transition écologique.

 

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