Nouvel avenant au contrat stratégique de la filière Transformation et valorisation des déchets
Le lendemain des premières Assises du réemploi, Mathieu Lefèvre participait à la signature du nouvel avenant au contrat stratégique de filière "Transformation et valorisation des déchets", qui couvre la période 2026-2029, après celui conclu en 2021. Il vise "à développer de nouvelles capacités, sécuriser les modèles économiques et créer des débouchés performants à l’échelle nationale", précise Jean-François Nogrette, président du Comité stratégique de la filière, et par ailleurs membre du comité exécutif de Veolia.
Alors que le premier contrat a notamment permis de soutenir 14 projets liés aux combustibles solides de récupération, le présent avenant fixe dix projets structurants visant quatre objectifs, précise le ministère :
- développer l'industrie circulaire, notamment grâce à des "alliances entre recycleurs et industriels utilisateurs de plastique, de métaux et de caoutchouc" ;
- accélérer la production d'énergies locales à partir des déchets ;
- réduire les émissions de méthane des installations de stockage ;
- renforcer la sécurité, l'attractivité des métiers et les compétences, notamment pour accompagner l'adoption de l'intelligence artificielle dans la collecte, le tri et le traitement.
"L'enjeu est aussi de sécuriser les débouchés industriels pour les matières recyclées", ajoute le ministère, en soulignant que la France plaide, dans les discussions en cours sur le projet de règlement sur l'économie circulaire, en faveur d'un soutien à la demande – "notamment par des obligations d'incorporation" –, du "Made in UE" et pour "garantir des conditions sanitaires et environnementales équivalentes pour les matières issues de déchets collectés et transformés hors de l’Union européenne".
La filière représente "près de 1.500 entreprises, 90.000 emplois, 31 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 1,2 milliard d'euros investis" chaque année, est-il indiqué. Mais "l'ampleur des investissements à mobiliser est considérable", observe Jean-François Nogrette. "En 2023, dans la filière valorisation énergétique des déchets municipaux, les montants étaient estimés à plus de 7 milliards d'euros d'ici 2030", cite-t-il en exemple.