Tourisme : près de 10% des propriétaires ont retiré leur bien des plateformes et 24% se disent certains de le faire

Une enquête menée par le site pap.fr (De particulier à particulier) confirme et quantifie le recul de l'intérêt des propriétaires pour la location touristique meublée, via les plateformes comme Airbnb, Abritel ou... pap.fr. L'enquête repose d'ailleurs sur un questionnaire servi, entre le 8 et le 18 septembre (donc avant le couvre-feu), par 2.350 propriétaires inscrits sur le site de PAP et qui recourraient à la location touristique au cours des six derniers mois dans une agglomération française.

Selon cette étude, 9% des bailleurs particuliers interrogés ont arrêté de faire de la location touristique meublée depuis le début de la crise sanitaire (12% à Paris et Ile-de-France) et 24% se disent "certains d'arrêter dans un proche avenir", tandis que 9% s'affichent pour l'instant comme "indécis". Seuls 37% des propriétaires interrogés se disent décidés à continuer la location saisonnière via des plateformes. En additionnant ceux qui ont renoncé et ceux qui sont prêts à le faire, ce sont ainsi le tiers des locations touristiques meublées qui pourraient disparaître du marché. Les raisons avancées pour ce renoncement sont le manque de réservations (70% à Paris et Ile-de-France et 58% dans les autres agglomérations), la complexité logistique (42%), les contraintes réglementaires propres à ce type de location (39%) et les dégradations et/ou troubles du voisinage (27%).

L'enquête éclaire aussi sur les intentions des propriétaires bailleurs qui renoncent ou sont décidés à renoncer à la location touristique meublée. Ainsi, 46% d'entre eux prévoient de relouer le logement pour une location meublée classique (bail d'un an), 17% de le relouer via un bail étudiant de 9 mois, 7% de le relouer via le nouveau "bail mobilité", 6% de le mettre en vente, 3% seulement de le relouer en location vide, tandis que 21% prévoient de récupérer le logement pour un usage personnel. A Paris et en Ile-de-France, cette dernière solution apparaît plus importante (29% contre 9% dans les autres agglomérations). A l'inverse la location étudiante apparaît beaucoup plus faible à Paris et en Ile-de-France (9% contre 30%).

Quoi qu'il en soit, l'impact potentiel sur l'offre de logements locatifs classiques apparaît très limité. En revanche, ce net recul de la location touristique meublée, combiné avec la disparition probable d'un nombre important d'hôtels, pourrait réduire fortement la capacité d'hébergement touristique, tout particulièrement à Paris et en Ile-de-France. Une situation qui pourrait avoir de sérieuses conséquences lorsque le tourisme international reprendra.

 

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