Un sentiment d'insécurité toujours plus important chez les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville

Près d'un tiers (29,4%) des habitants en quartier prioritaire de la ville (QPV) interrogés par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) pour son enquête "Cadre de vie et sécurité" de 2021 ne se sentaient pas en sécurité dans leur quartier. Tel est l'un des principaux enseignements de l'étude récemment publiée par l'Observatoire national de la politique de la ville (ONPV). Un taux qui représente près du double (15,2%) de celui obtenu auprès des habitants des unités urbaines englobant les QPV, lui-même plus élevé que celui obtenu hors QPV (9,1%). Des résultats par ailleurs en légère augmentation par rapport à ceux relevés par la même enquête conduite en 2018 (+3% au sein des QPV, +2% au sein des unités urbaines englobant ces derniers).

Dans les QPV, l'expression de ce sentiment varie en fonction des profils (comme ailleurs, mais pas toujours de la même manière) : les femmes (34%), et singulièrement les femmes seules (36,9%), les trentenaires (34,2%), les personnes nées en France (32%), les diplômés (singulièrement les titulaires du bac ou d'un brevet professionnel, 42,2%) ou encore les chômeurs (38,2%) sont plus nombreux à exprimer ce sentiment. Il est en singulièrement plus faible chez les plus de 60 ans (25%) / retraités (24,1%). 

Des constats observés de longue date (lire notre article du 3 mars 2016), et non sans logique puisque d'autres études mettent en relief le fait que ces quartiers enregistrent davantage d'actes de délinquance qu'ailleurs (lire nos articles du 9 décembre 2024 ou du 23 janvier).

 

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