Extinction de la 2G : alors que le rythme s'accélère, 1,7 million de terminaux 2G étaient encore actifs en juin
À la fin de l'année, Orange, Bouygues Telecom et SFR auront éteint leur réseau. Côté usages, les cartes SIM et objets connectés dépendants de la 2G baissent, mais encore trop lentement. Avec des risques de pannes sporadiques dans les années à venir.
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Après le Sud-Ouest au début du printemps, et sept autres départements en juin (Ariège, Haute-Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées, Tarn-et-Garonne), Orange accélère sur la fermeture de la 2G. Après Nice le 22 septembre 2026, 44 départements suivront le 6 octobre (en Bretagne, Corse, Pays de la Loire, Paca, une partie de l'Île-de-France…), puis 43 autres le 20 octobre, Paris compris. À cette date, le réseau 2G d'Orange sera totalement arrêté en métropole. Sauf dans les zones blanches réglementaires, où, du fait du partage de fréquences des quatre opérateurs en RAN Sharing, la coupure interviendra la première quinzaine de décembre. Outre-mer, La Réunion a fermé fin 2025, la généralisation est prévue en septembre aux Antilles-Guyane et Mayotte doit suivre fin 2026. Les deux autres opérateurs ayant déployé de la 2G, SFR et Bouygues Telecom, arrêteront leur réseau en toute fin d'année.
Les puces 2G ne suivent pas le rythme
La fin des réseaux 2G ne signifie pas pour autant la fin des problèmes : on ne saura qu'une alarme d'ascenseur en 2G a été oubliée que lorsqu'une personne coincée appuiera sur le bouton. Or les chiffres de l'observatoire 2G/3G de l'Arcep montrent qu'il y a matière à s'inquiéter. Fin juin, il restait toujours 1,7 million de cartes SIM actives dans des terminaux uniquement 2G - dont des téléphones de base utilisés par des personnes allergiques au smartphone - malgré un recul de 41,4% en un an. Par ailleurs, les objets M2M connectés en 2G (alarmes, bracelets…) représentent encore 2,4% de l’ensemble des terminaux MtoM. Côté terminaux mixtes 3G/2G, le parc perd 283.000 cartes sur le trimestre (-11,2%), suivant une pente qui "s'intensifie" selon l'Arcep alors que la 3G s'arrêtera en 2028. Au total, 3,9 millions de terminaux 2G et 3G/2G restent en service en métropole, contre 5,9 millions un an plus tôt.
La vigilance reste de mise
L'Avicca nous indique qu'aucun bug majeur ne lui a été remonté par les élus. Et les rares cas isolés qui se sont produits - comme pour le paiement dans les transports publics de Bayonne - ont été réglés aussitôt par Orange. La persistance d'objets connectés en 2G doit cependant appeler à la vigilance : l'arrêt soudain d'alertes, de systèmes de téléassistance médicale, d'alarmes d'ascenseurs ou de terminaux de paiement pourrait entraîner des conséquences dommageables. C'est du reste pour cette raison que l'association a demandé avec la FNCCR (voir notre article du 22 septembre 2026) une carte des usages 2G/3G : permettre aux collectivités d'identifier d'éventuelles zones à risque.
Enfin on relèvera que concernant les éventuels bugs, il n'y a pas de guichet unique 2G/3G. il faudra passer par J'alerte l'Arcep ou les opérateurs. Orange est plutôt proactif, a une cellule nationale et des interlocuteurs régionaux. Bouygues Telecom a également une cellule dédiée aux entreprises, quand SFR se contente de réorienter vers son service client. Quant à Free, pour mémoire, il n'a pas de réseau 2G en propre.