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Personnes âgées - La canicule d'août a provoqué une surmortalité de 15% chez les personnes de plus de 85 ans

L'Irsan (Institut de recherche pour la valorisation des données de santé) publie les premiers chiffres sur les conséquences sanitaires de l'épisode caniculaire survenu lors de la deuxième quinzaine du mois d'août. Ces chiffres n'ont pas le côté "officiel" des données qui devraient être prochainement rendues publiques par France Santé publique, le nouvel organisme né de la fusion de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Ils sont en revanche fiabilisés par le partenariat instauré avec SOS Médecins France et l'Inserm.

Deux indicateurs précurseurs

Pour produire ses données, l'Irsan analyse en temps réel, depuis 2010, deux indicateurs précurseurs : "coup de chaleur/insolation" et "déshydratation". Ces deux indicateurs s'appuient sur les remontées des données quotidiennes d'activité des praticiens de SOS Médecins France, ce qui représente un flux d'environ 10.000 actes par jour.
Le bilan produit par l'Irsan se situe au 31 août 2016, autrement dit deux jours après que Météo France a levé l'alerte canicule, qui a duré cinq jours (du 24 au 28 août). Il montre une nette hausse de l'indicateur "coup de chaleur / insolation" (tous âges), qui passe de pratiquement zéro pour 100.000 habitants au début du mois de juin à 25 dans la dernière semaine de mois d'août. Ce pic avait toutefois déjà été atteint lors d'un premier épisode de forte chaleur aux alentours de la mi-juillet. En revanche, l'indicateur déshydratation (tous âges) a connu une hausse tout au long de l'été, passant de 2,5 cas pour 100.000 habitants au début du mois de juin à 12,5 la dernière semaine d'août.

Des décès concentrés chez les plus âgés

La conséquence la plus grave de la canicule reste l'augmentation des décès, notamment chez les personnes âgées. L'Irsan constate en effet que les décès ont augmenté au cours de cette période, notamment pour les personnes âgées de plus de 75 ans. Sans surprise, l'impact s'accroît avec l'âge, les plus touchés étant les plus de 85 ans.
Lors de la semaine du 22 au 28 aout 2016, l'excès de mortalité dans cette tranche d'âge dépasse ainsi d'environ 15% l'intervalle de confiance de la valeur de mortalité attendue. Cette valeur de mortalité attendue est elle-même calculée en référence à la moyenne des six années précédentes. La vague de chaleur passée, les indicateurs tendent de nouveau vers des valeurs attendues.

 

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